Suivi des feux de brousse dans la période du 15 octobre 2017 au 31 mai 2018

suivi feu brousse octobre mai18Le suivi des feux de brousse par télédétection s’est déroulé dans la période du 15 octobre 2017 au 31 mai 2018 sur l’ensemble du territoire par le biais du satellite MODIS dont la résolution spatiale est 1km par 1km. L’année 2017 a été marquée par une mauvaise répartition de la pluviométrie : déficitaire au nord et, normale à excédentaire pour le reste du pays. L’arrêt précoce constaté dans le nord s’est traduit par une absence ou une faible production de biomasse végétale. Paradoxalement, l’intensité et la fréquence des feux n’ont pas baissé dans l’ensemble.

La comparaison des données statistiques de la saison de feux 2017-2018 à celle de 2016-2017 met en évidence une augmentation importante des superficies brûlées de quelques milliers d’hectares. Les statistiques pour la saison 2017-2018 sont de 535 546 ha de superficies brutes brûlées contre 493 768 ha pour la saison précédente, soit une hausse relative de 8 %. La part occupée par les feux de brousse est de 246 951 ha.
Pour rappel, sont appelés « feux de brousse », les feux qui se déclarent en dehors des périodes de mise à feu précoce et en dehors des zones agricoles et d’habitation. Les feux précoces sont une forme de gestion tendant à atténuer l’effet abrasif de la paille sèche à partir de janvier. Ils sont soumis à une autorisation préalable et sont réalisés en début de saison sèche. La non prise en compte dans le décompte des superficies brûlées des feux contrôlés, l’exclusion des zones habitées et des domaines agricoles font l’objet d’une application appelée masque, qui, distingue les superficies globalement brûlées de celles dues exclusivement aux feux tardifs appelés feux de brousse.
La propagation des feux de 2017 est marquée par un démarrage intense en octobre dans le centre-est du pays. Cette propagation peut s’expliquer par le recours aux feux précoces. Les feux ont amorcé une baisse en janvier et février 2018 avec une petite reprise en mars et un arrêt en mai.

La région la plus touchée par les feux avant l’application du masque spatio-temporel est celle de Tambacounda avec 245 554 ha ; elle est suivie de loin par les régions de Kédougou et de Kolda avec respectivement 122 156 ha et 69 434 ha ; soit en valeur relatives 46%, 23% et 13% du total des superficies brûlées sur le plan national. Viennent ensuite les régions de Sédhiou (36 716 ha) et de Ziguinchor (25 546 ha) avec des valeurs relatives respectives de 7% et 5%. Les cinq régions du sud et du sud-est ont enregistré plus de 92 % des superficies brûlées du Sénégal (cf. Figures 1 et 2).

 Voir lien du rapport de suivi des feux ( 2017- 2018 )

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